TEST Gear.Club Unlimited 3 : le Japon en ligne de mire, la Switch 2 dans le rétro
par Martial DucheminUn aller-retour France–Japon à 60 images par seconde… quand tout va bien.
Arcade pour tous, précision pour quelques-uns
Le cœur du gameplay de Gear.Club Unlimited 3 repose sur une conduite résolument arcade, pensée pour être immédiatement accessible à tous les publics (et nous aimons ça !). La prise en main est intuitive. L’accélération, le freinage et les virages répondent sans délai, quel que soit le type de véhicule ou la vue choisie. Que nous adoptons une perspective depuis le capot ou depuis l’intérieur du cockpit, la sensation de vitesse reste agréable, et même les joueurs les moins habitués aux jeux de course peuvent rapidement enchaîner les virages sans frustration. Ce côté acccessible est sans doute l’un des points forts du titre, qui ne noie jamais le joueur sous des commandes trop techniques ou exigeantes.
L’IA des adversaires manque d’agressivité.
Pour autant, cette accessibilité a un revers, le manque de profondeur dans les sensations de conduite. L’arcade est bien là, oui, mais parfois un peu trop uniforme. L’IA des adversaires, bien qu’acceptable, manque d’agressivité et de cohérence sur certains tracés. Les concurrents peuvent être rapides en ligne droite, puis freiner presque exagérément à l’approche d’un virage, rendant l’anticipation et la stratégie moins nécessaires que dans d’autres jeux de course. De plus, l’absence de systèmes d’aide plus avancés (comme une ligne idéale, un mode rewind ou des options de difficulté personnalisables) limite la marge de progression pour les joueurs cherchant un peu plus de challenge ou de finesse dans le pilotage. Le système d’assistances reste minimaliste, avec seulement des freins assistés, le contrôle de traction et la possibilité d’engager des vitesses manuelles, mais cela ne suffit pas à enrichir réellement l’expérience sur le long terme.
Côté contenu, plusieurs idées méritent d’être saluées, notamment le système Unlimited, qui récompense une conduite propre et dynamique en remplissant une jauge permettant d’obtenir plus de ressources pour les upgrades et les personnalisations. De même, le nouveau mode Autoroute (avec ses variantes chronométrées ou sans fin) apporte une sensation de course différente, plus nerveuse, où il faut jongler entre trafic dense et vitesse élevée. Ces éléments, ainsi que la variété des événements (courses classiques, duels, contre-la-montre...) évite une trop grande répétitivité. Reste toutefois un sentiment mitigé, le gameplay est fonctionnel, parfois amusant, mais rarement mémorable. Il manque ce petit quelque chose dans la sensation de pilotage, cette étincelle qui transforme une course correcte en expérience réellement captivante et addictive. Pour un public casual, l’ensemble reste plaisant, mais les amateurs de sensations plus exigeantes risquent de rester sur leur faim.





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