Splatoon troque le multijoueur pour une aventure solo, et le résultat fait mouche.
Une histoire légère
Si Splatoon Raiders mise avant tout sur son gameplay, il n'en oublie pas pour autant de raconter une histoire. Après le crash de leur hélicoptère sur les mystérieuses îles Spirhalite, notre mécanicien et les membres de Tridenfer se retrouvent isolés au milieu d'un archipel rempli de Salmonoïdes particulièrement agressifs. Leur objectif est simple, découvrir l'origine d'un étrange rayon lumineux, trouver un moyen de quitter les lieux et, tant qu'à faire, repartir avec un maximum de trésors. Le scénario reste volontairement modeste et sert principalement de fil conducteur entre les différentes missions. Les habitués de la licence apprécieront les nombreuses références au lore de Splatoon, tandis que les nouveaux venus pourront suivre cette aventure sans jamais avoir l'impression d'arriver en cours de route. Les dialogues apportent régulièrement une touche d'humour, les cinématiques sont pleines de personnalité et Tridenfer confirme une nouvelle fois qu'il s'agit de l'un des groupes les plus attachants de l'univers Splatoon.
Splatoon Raiders ne manque clairement pas d'arguments.
Côté contenu, Splatoon Raiders ne manque clairement pas d'arguments. L'histoire principale se termine en une douzaine d'heures environ, mais il ne s'agit que de la partie émergée de l'iceberg. Les missions secondaires, les niveaux secrets, les défis optionnels, les nombreuses armes à récupérer, les améliorations à débloquer, les différents niveaux de difficulté et tout le contenu de fin de jeu viennent considérablement allonger l'expérience. Les joueurs qui apprécient optimiser leur équipement et relever les défis les plus corsés pourront facilement dépasser plusieurs dizaines d'heures sans avoir le sentiment d'avoir fait le tour du titre. Certes, cette générosité s'accompagne d'une certaine répétition puisque plusieurs zones devront être revisitées afin de récupérer de meilleures récompenses ou gagner quelques niveaux supplémentaires. Malgré cela, la boucle de progression reste suffisamment addictive pour donner constamment envie de repartir effectuer un raid supplémentaire.
Comme toujours avec Big N., la bande-son joue un rôle essentiel dans l'identité du jeu. Les morceaux dynamiques accompagnent parfaitement le rythme effréné des affrontements et renforcent cette sensation d'énergie permanente qui caractérise la licence. Les thèmes plus calmes apportent également quelques respirations bienvenues lors des passages à la base ou durant les phases d'exploration. Les effets sonores méritent eux aussi d'être salués. Chaque tir, chaque projection de peinture, chaque élimination de Salmonoïdes et chaque explosion d'encre procurent une sensation particulièrement satisfaisante grâce à un excellent travail de sound design. L'ensemble contribue à rendre chaque combat encore plus vivant et participe pleinement à cette identité si particulière qui permet à Splatoon de rester immédiatement reconnaissable, même après plusieurs centaines de litres de peinture répandus sur le champ de bataille.






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Enfin !