Un ballet de balles, de morts... et de renaissance qui donne furieusement envie d’y retourner. Alors, c'était bien ?
Mourir n’a jamais été aussi satisfaisant
Avec Saros, Housemarque ne se contente pas de peaufiner une formule existante, le studio la transforme en profondeur. Là où nous pouvions craindre une simple itération de son précédent succès, le titre surprend par sa capacité à repenser les fondations mêmes du roguelite. La structure des runs, plus souple et respectueuse du temps, la progression permanente nettement plus gratifiante et les nombreuses options de personnalisation de la difficulté ouvrent l’expérience sans jamais la dénaturer. Nous avons alors un équilibre bien pensé entre exigence et accessibilité. Saros reste un titre difficile, oui, parfois même impitoyable, mais il ne ferme jamais la porte. Au contraire, il accompagne, il encourage, et surtout, il donne toujours une bonne raison de revenir. Cette approche moderne du roguelite fait toute la différence, et permet au titre de se démarquer immédiatement.
Une expérience marquante.
Malgré ses nombreuses qualités, Saros n’est pas totalement irréprochable. Certains éléments viennent légèrement entacher l’expérience, notamment des animations faciales parfois rigides qui peinent à retranscrire toute l’intensité des performances vocales. Quelques longueurs peuvent également se faire ressentir lors de certaines phases d’exploration, où le rythme retombe légèrement entre deux affrontements. L’écriture, volontairement fragmentée, peut aussi diviser... Si elle fascine par son mystère, elle peut parfois frustrer celles et ceux qui préfèrent une narration plus directe. Cependant, ces défauts restent largement secondaires face à la richesse globale du jeu. Le plaisir manette en main, lui, ne faiblit jamais vraiment. Chaque run, même imparfaite, apporte son lot de sensations, d’apprentissage et de satisfaction, au point de rendre l’ensemble difficile à lâcher.
Au final, Saros s’impose comme une expérience marquante, capable de captiver autant par son gameplay que par son univers. Cette odyssée réussit ce que peu de titres du genre accomplissent : transformer la répétition en véritable plaisir. Mourir ne devient plus une punition, mais une étape, presque attendue, dans un cycle d’amélioration constant. Cette philosophie, combinée à une direction artistique forte et une ambiance sonore travaillée, crée une aventure qui laisse une empreinte durable. Même une fois le générique passé, difficile de ne pas relancer une run « juste pour voir », puis une autre... et encore une. Bref, vous l’aurez compris, c’est une réussite majeure pour Housemarque, qui confirme ici sa capacité à faire évoluer son savoir-faire tout en conservant une identité forte.
Vous pouvez acheter Saros sur :
- Le gameplay, ultra nerveux et grisant
- Le système de bouclier, innovant et satisfaisant
- La progression, constante et motivante
- La structure des runs, prenante
- L'univers et la narration, intrigants
- Les animations faciales inégales
- Les personnages secondaires peu développés
- Quelques longueurs dans l’exploration






Commenter 5 commentaires
À vous lire, j’ai l’impression que Saros va me permettre de prendre (enfin) du plaisir alors que Returnal m’avait totalement découragé par sa Difficulté (non réglable) malgré mes nombreuses heures passées sur le titre (dont j’adorais l’ambiance et le gameplay)…
J’attends donc de recevoir la bête pour m’y essayer (avec beaucoup d’envie et de courage).
Mais j’ai l’impression d’avoir été « entendu » par Housemarque -dont j’avais déjà adoré les précédentes productions…
Merci à eux dans ce cas d’avoir rendu ainsi un jeu plus accessible à des joueurs peut-être moins doués (comme moi) mais qui veulent pouvoir aussi se faire plaisir dans ce Saros qui s’annonce superbe et intéressant…
Merci beaucoup à Housemarque d’avoir prévu cela dans Saros, rendant le jeu plus accessible à ceux qui ont/auraient besoin (comme moi je pense)…
Une très bonne idée serait d’importer ces mêmes réglages (optionnels bien sûr) à Returnal dans un patch qui me permettrait ainsi de relancer ce jeu et surtout de pouvoir y progresser en 2026 (enfin) !
Oui, pas mal de jeux intéressants pour cette période, et bien que toujours sur le fabuleux Crimson Désert (plus de 215 h déjà), j’attends particulièrement mardi prochain la refonte assez complète de Diablo 4 avec Lord of the Hatred, et bien sûr Saros quelques jours plus tard…