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Projet Helix

Xbox Helix : date de sortie, prix, puissance, jeux PC et rétrocompatibilité… tout ce que nous savons

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Microsoft prépare sa future console Xbox sous le nom de code Project Helix. Date, prix, puissance, SoC Magnus, jeux PC, Steam et rétrocompatibilité : voici tout ce que nous savons à ce jour.

Microsoft ne donne encore aucun nombre de cœurs, aucune quantité de mémoire et aucun chiffre en téraflops pour Project Helix. Le constructeur a néanmoins confirmé plusieurs choix structurants, tandis que les fuites autour d’une puce appelée Magnus dessinent une configuration beaucoup plus précise — mais encore susceptible d’évoluer avant la production. Il faut donc séparer les promesses technologiques de la fiche technique supposée.

La puissance exacte de Helix reste inconnue : sa fiche technique actuelle provient presque entièrement de fuites concernant le SoC Magnus.

Un SoC AMD personnalisé au cœur de la console

La seule certitude matérielle est la présence d’un SoC AMD personnalisé. Xbox et AMD travaillent ensemble depuis la Xbox One, et leur collaboration a été renouvelée pour plusieurs années afin de concevoir les processeurs Ryzen et les solutions graphiques Radeon de la prochaine génération.

Microsoft explique que cette puce est codéveloppée pour les futures fonctions de DirectX et de FidelityFX Super Resolution. Elle devra intégrer l’intelligence artificielle directement aux opérations graphiques et de calcul, améliorer l’efficacité énergétique et offrir un bond « d’un ordre de grandeur » dans les performances et les capacités de ray tracing.

Cette dernière formulation doit être maniée avec prudence. Microsoft ne promet pas nécessairement dix fois plus d’images par seconde avec le ray tracing activé. L’expression peut couvrir la puissance brute, les nouvelles instructions, l’accélération du rendu neuronal ou la possibilité d’employer des effets qui n’étaient pas réalistes sur Xbox Series X.

Magnus, le nom de code supposé de la puce

Selon Moore’s Law Is Dead et KeplerL2, le SoC de Helix porterait le nom de code Magnus. Il adopterait une conception en chiplets, avec une partie CPU/NPU séparée de la partie graphique. Cette approche permettrait à AMD de combiner différents procédés de fabrication, d’améliorer les rendements et de produire plusieurs variantes à partir d’une même base.

Les fuites mentionnent un premier composant d’environ 144 mm² pour le processeur central et le NPU, accompagné d’un composant graphique d’environ 264 mm². L’ensemble atteindrait donc approximativement 408 mm², une surface importante pour une puce destinée à une console. La fabrication serait confiée à TSMC avec des procédés de la famille 3 nm, notamment N3P ou N3C selon les différentes parties.

Ces chiffres ne sont pas confirmés. Ils peuvent correspondre à une étape de conception, à un objectif maximal ou à une version qui ne sera pas nécessairement celle du produit commercial.

Jusqu’à 11 cœurs Zen 6 pour le processeur

Magnus intégrerait jusqu’à 11 cœurs CPU : trois cœurs Zen 6 complets et huit cœurs Zen 6c plus compacts. Les premiers seraient chargés des tâches demandant les meilleures performances par cœur, tandis que les seconds offriraient davantage de parallélisme dans un espace réduit.

Cette organisation serait particulièrement adaptée à un appareil capable de faire fonctionner des jeux, des services Xbox et éventuellement un environnement Windows plus général. Elle permettrait aussi de réserver certains cœurs au système sans réduire excessivement les ressources laissées aux développeurs.

Environ 12 Mo de cache L3 sont évoqués. Certaines estimations mentionnent également des fréquences supérieures à 5 GHz, voire davantage pour les trois cœurs les plus rapides, mais ces valeurs sont très spéculatives. Les fréquences finales dépendront directement de la consommation et du refroidissement retenus par Microsoft.

Un GPU RDNA 5 doté de 68 unités de calcul ?

La partie graphique reposerait sur une architecture AMD de nouvelle génération, généralement appelée RDNA 5 ou AT2. Le GPU disposerait de 70 unités de calcul physiques, dont 68 seraient activées sur les consoles commercialisées. Désactiver quelques unités permettrait à AMD d’utiliser davantage de puces présentant de petits défauts de fabrication, une pratique courante dans l’industrie.

Quatre Shader Engines, au moins 24 Mo de cache L2 et une fréquence égale ou supérieure à 2,5 GHz sont également évoqués. KeplerL2 affirme que le GPU reprendrait l’ensemble standard des fonctions de RDNA 5 sans modification profonde propre à Xbox, les personnalisations portant plutôt sur le CPU, le NPU, la sécurité et l’intégration du système.

Sur le papier, cette configuration serait nettement plus ambitieuse que celle de la Xbox Series X et de ses 52 unités de calcul RDNA 2 actives. Le nombre d’unités ne suffit cependant pas à mesurer les performances entre deux architectures aussi éloignées. Les améliorations de RDNA 5, le rendement par cycle, les accélérateurs de ray tracing et les technologies neuronales auront probablement plus d’importance qu’une simple comparaison de téraflops.

36 ou 48 Go de mémoire GDDR7 ?

Les fuites décrivent un bus mémoire GDDR7 de 192 bits pouvant accueillir jusqu’à 48 Go de mémoire unifiée. Une telle capacité laisserait davantage de place aux textures, au système, aux applications PC et aux futurs outils d’intelligence artificielle.

Le chiffre de 48 Go pourrait toutefois représenter le maximum pris en charge par la conception plutôt que la configuration finale. Face à la hausse du prix de la mémoire, Microsoft pourrait se limiter à 36 Go. Une partie serait réservée au système, le reste étant partagé entre le processeur et la partie graphique.

Dans les deux cas, Helix disposerait de beaucoup plus de mémoire que les 16 Go de la Xbox Series X. Mais aucune quantité n’est officielle et il reste possible que Microsoft propose plusieurs modèles ou modifie la configuration avant le lancement.

Le NPU et FSR Diamond au centre du projet

L’une des principales différences avec la génération actuelle devrait venir du NPU, un processeur spécialisé dans les calculs neuronaux. Les données ayant circulé autour de Magnus évoquent jusqu’à 110 TOPS pour une consommation d’environ 6 W, ou près de 46 TOPS dans un mode limité à 1,2 W. Là encore, ces chiffres doivent être considérés comme des objectifs possibles et non comme des caractéristiques définitives.

AMD a en revanche officiellement annoncé FSR Diamond, une suite de technologies nativement optimisée pour Project Helix et profondément intégrée au GDK. Elle doit combiner reconstruction neuronale de l’image, génération de plusieurs images intermédiaires, rendu neuronal et « ray regeneration » pour les effets de ray tracing et de path tracing.

Ce choix indique que Microsoft ne cherche pas uniquement à augmenter la puissance brute. Helix devra reconstruire une image de haute définition à partir d’un rendu interne moins coûteux, générer certaines images et employer l’IA pour améliorer les effets lumineux. Cette approche est déjà utilisée sur PC et sur PS5 Pro, mais elle devrait être pensée dès le départ dans l’architecture de la future Xbox.

Xbox Helix (2)

Cinq à six fois la puissance de la Xbox Series X ?

Moore’s Law Is Dead estime que Magnus pourrait atteindre cinq à six fois les performances de la Xbox Series X en rastérisation et jusqu’à vingt fois ses performances dans certaines charges de ray tracing. Des comparaisons avec les GeForce RTX 5080 et RTX 5090 circulent également, la première étant citée pour le rendu traditionnel et la seconde pour certains scénarios de ray tracing.

Ces chiffres ne peuvent pas être vérifiés. Ils ne tiennent pas nécessairement compte des fréquences finales, de la bande passante réellement disponible, des limites thermiques ou de la maturité des pilotes. Une puce intégrée partageant sa mémoire et sa consommation entre CPU, GPU et NPU ne peut d’ailleurs pas être comparée directement à une carte graphique de bureau consommant plusieurs centaines de watts à elle seule.

L’objectif régulièrement évoqué d’une image en 4K à 120 images par seconde, voire 144 Hz dans certains jeux, n’est pas davantage officiel. La console pourra probablement atteindre ces valeurs dans des titres adaptés, des jeux compétitifs ou grâce à la reconstruction et à la génération d’images. Cela ne signifie pas que tous les futurs jeux fonctionneront nativement en 4K et à 120 images par seconde.

Une consommation pouvant atteindre 350 W

Les estimations situent l’enveloppe totale de la machine entre 250 et 350 W. Si elles se vérifient, Helix consommerait davantage que la Xbox Series X et nécessiterait un système de refroidissement imposant. Ce point pourrait influer sur les dimensions, le bruit, le prix et la possibilité de décliner la plateforme dans des appareils plus compacts.

Rien ne garantit cependant que la version commerciale exploite le potentiel maximal de Magnus. Microsoft pourrait réduire les fréquences pour trouver un meilleur équilibre entre performances, température, rendement et coût de fabrication.

SSD, stockage et lecteur : les grandes inconnues

Helix devrait logiquement employer un SSD NVMe, mais sa capacité, son débit et son format restent inconnus. Les chiffres de 2 ou 4 To parfois cités ne sont pas soutenus par une fuite suffisamment solide pour être retenus comme caractéristiques probables.

Nous ignorons également si la console intégrera un lecteur optique. Ce choix aura des conséquences sur le boîtier, l’alimentation et le positionnement commercial de la machine. Microsoft pourrait opter pour un lecteur externe, proposer deux versions ou abandonner totalement le disque sur certains modèles.

Ce que nous pouvons retenir de cette deuxième page

Helix reposera officiellement sur un SoC AMD personnalisé, DirectX, FSR et des fonctions de rendu neuronal. Tout le reste — Zen 6, RDNA 5, 68 unités de calcul, 36 ou 48 Go de GDDR7 et consommation comprise entre 250 et 350 W — provient encore des fuites entourant Magnus. Elles décrivent une console puissante et coûteuse, mais ne doivent pas être transformées en fiche technique définitive.

redacteur vignetteEric de Brocart
Fondateur - Directeur de publication
Magicien professionnel, quand je ne suis pas derrière mon PC, photographe amateur, quand j'ai le temps et surtout un grand passionné de réalité virtuelle.
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