Un voyage vers les étoiles qui brille surtout quand les lumières s’éteignent. Ça donne quoi concrètement ?
Cache-cache galactique et décisions sous pression
Directive 8020 reprend la recette que Supermassive Games maîtrise depuis Until Dawn, à savoir l’exploration, les dialogues à choix, les QTE et la mise en scène très cinématographique. Nous passons donc l’essentiel de l’aventure à diriger plusieurs membres de l’équipage dans les couloirs du Cassiopeia, à fouiller chaque pièce pour dénicher des indices, des messages ou quelques objets utiles à la progression. Le titre alterne entre longues séquences narratives et phases plus interactives, avec toujours cette sensation de regarder un film dont nous tenons la télécommande, mais pas forcément le scénario. La prise en main reste simple et accessible, ce qui permet de se concentrer sur l’histoire, même si les habitués du studio auront rapidement un goût de déjà-vu dans la structure générale.
La peur laisse souvent place à une routine de cache-cache.
Là où Directive 8020 tente de renouveler un peu la formule, c’est avec ses passages de furtivité bien plus présents que dans les précédents épisodes de The Dark Pictures Anthology. Il faud régulièrement éviter la créature extraterrestre en se cachant derrière des caisses, en avançant accroupi dans l’ombre ou en attendant qu’un monstre tourne le dos pour filer en douce. Sur le papier, cela devait renforcer la tension. En pratique, ces séquences deviennent rapidement répétitives. L’intelligence artificielle des ennemis reste assez prévisible, et le scanner intégré retire même une bonne partie du stress en indiquant les menaces à proximité. Résultat ? La peur laisse souvent place à une routine de cache-cache, et nous finissons davantage en techniciens de maintenance spatiale qu’en survivants au bord de la crise de nerfs.
La vraie nouveauté la plus intéressante vient finalement du système de Turning Points, qui permet de revenir en arrière à certains moments clés pour modifier une décision et observer d’autres conséquences. C’est une excellente idée pour encourager la rejouabilité, car il devient très simple de tester plusieurs embranchements sans recommencer toute l’aventure. En revanche, cette mécanique a aussi un effet inattendu : elle affaiblit la tension dramatique. Quand une erreur ou la mort d’un personnage peuvent être effacées en quelques secondes, l’impact des choix perd en intensité. Nous apprécions la liberté offerte, mais cette production se retrouve parfois à saboter sa propre promesse. Celle d’un survival-horror où chaque décision devrait peser lourd. Ici, il arrive surtout que nous choisissions une option... puis que nous revenions en arrière par simple curiosité, comme si nous changions de chaîne en plein film d’horreur.






Commenter 1 commentaire
C'est de loin le meilleur jeu de Supermassive Games.
Rythme lent ca à du mal à commencé. Avec ces phases répétitives qui sont vraiment chiants.
Bref tous les autres Dark Pictures étaient vraiment supers mais celui ci j'ai constaté une régression même graphiquement. Conclusion vite oubliable.