Un voyage vers les étoiles qui brille surtout quand les lumières s’éteignent. Ça donne quoi concrètement ?
Un scénario qui décolle bien.... avant de flotter en apesanteur
Ne tournons pas autour du pot, l’histoire démarre fort. Les premières heures installent un vrai mystère, une tension palpable, et cette sensation agréable de ne pas savoir à qui faire confiance. Puis le rythme s’essouffle. Les nombreux sauts temporels et changements de point de vue cassent la dynamique. Certaines scènes coupent juste au moment où elles deviennent intéressantes, et il faut attendre longtemps avant de retrouver leur résolution. Le résultat donne un récit parfois décousu, avec un milieu d’aventure qui tire un peu en longueur.
La rejouabilité constitue le vrai atout grâce aux embranchements narratifs.
En outre, l’écriture fait grincer quelques dents. Les personnages sont parfois trop stéréotypés pour un équipage censé représenter l’élite de l’humanité. Entre le milliardaire louche, le vétéran fatigué et la scientifique surdouée, le casting coche toutes les cases du manuel de la science-fiction sans toujours surprendre. Les twists restent sympathiques, et quelques séquences de paranoïa fonctionnent bien, surtout lorsque le titre joue avec le doute autour de l’identité des survivants. Mais il est difficile de ne pas lever les yeux au ciel quand certains astronautes prennent des décisions qui feraient passer un figurant de film d’horreur pour un génie stratégique.
La durée de vie tourne autour de 7 heures pour une première partie complète, ce qui reste correct pour le genre. La rejouabilité constitue le vrai atout grâce aux embranchements narratifs et au système de retour sur les décisions. Les chasseurs de fins alternatives auront de quoi s’occuper. Dommage que l’impact émotionnel reste limité, car l’attachement aux personnages n’atteint jamais le niveau des meilleures productions du studio. Lorsque quelqu’un meurt, la réaction oscille souvent entre tristesse, et un petit haussement d’épaules.
La bande-son, elle, s’en sort très bien. Les compositions originales accompagnent efficacement les moments de tension et jouent habilement sur les silences. Le vide spatial n’a jamais semblé aussi oppressant, et certaines nappes sonores donnent réellement la chair de poule. Le doublage français est plutôt solide globalement, et aide beaucoup à rendre les scènes crédibles, avec une interprétation sérieuse malgré des dialogues parfois caricaturaux.





Commenter 1 commentaire
C'est de loin le meilleur jeu de Supermassive Games.
Rythme lent ca à du mal à commencé. Avec ces phases répétitives qui sont vraiment chiants.
Bref tous les autres Dark Pictures étaient vraiment supers mais celui ci j'ai constaté une régression même graphiquement. Conclusion vite oubliable.