TEST Crimson Desert : nos impressions enfin là, nous l’avons testé avec la MAJ 1.02.00
par Martial DucheminUne aventure gigantesque qui impressionne autant qu’elle déborde. Il est temps de vous parler de cette nouvelle production.
Un terrain de jeu gigantesque, et une liberté grisante
Crimson Desert ne fait pas les choses à moitié côté gameplay. Le titre propose une richesse de mécaniques impressionnante, au point de donner parfois le vertige. Exploration libre, combats dynamiques, interactions avec l’environnement, gestion de camp, artisanat... tout semble avoir été intégré pour offrir une aventure complète, presque démesurée. Chaque système s’imbrique dans un autre, donnant naissance à une expérience où chaque détour peut déboucher sur une nouvelle activité. Nous ne suivons pas simplement une quête, nous vivons un voyage, avec ses imprévus, ses détours et ses moments inattendus. Cette liberté donne une sensation grisante, renforcée par un monde ouvert qui invite constamment à sortir du cadre principal.
Crimson Desert impressionne par sa générosité.
Le système de combat se révèle rapidement comme l’un des piliers du gameplay. Inspiré à la fois des jeux d’action classiques et de mécaniques plus techniques, il demande un véritable temps d’adaptation. Entre esquives, parades, combos et compétences spéciales, chaque affrontement devient un petit défi, surtout face aux ennemis les plus coriaces. Une fois maîtrisé, le système devient particulièrement satisfaisant, offrant des combats nerveux et spectaculaires. Mais cette richesse a un revers car la lisibilité n’est pas toujours au rendez-vous. Certaines situations deviennent confuses, notamment lors des affrontements de grande ampleur, et demandent une vraie concentration pour garder le contrôle.
Si les intentions sont louables, l’exécution n’est pas toujours irréprochable. Les actions, elles, donnent une sensation de lourdeur, voire de latence par moment. Un saut mal calibré, une esquive déclenchée trop tard ou une interaction qui manque de précision peuvent casser un brin le rythme. L’escalade, pourtant essentielle dans un monde aussi vertical, se montre parfois capricieuse, rendant certains déplacements plus frustrants que prévu. Cette rigidité contraste avec l’ambition du jeu, qui cherche justement à offrir une liberté totale. Il faud donc accepter une grosse phase d’adaptation, le temps d’apprivoiser ces mécaniques parfois exigeantes.
Crimson Desert impressionne par sa générosité, mais cette abondance peut aussi devenir un frein. Le jeu empile les systèmes avec une telle densité qu’il peut parfois perdre le joueur, surtout lors des premières heures. Entre les différentes mécaniques à assimiler et les nombreuses possibilités offertes, il n’est pas toujours évident de trouver ses repères. Pourtant, une fois cette complexité digérée, le plaisir prend le dessus. Chaque élément finit par trouver sa place, et cette richesse devient alors une véritable force. Crimson Desert ne cherche pas la simplicité, mais une expérience complète, presque totale. Et même si tout n’est pas parfaitement maîtrisé, cette ambition débordante reste l’un de ses plus grands atouts.





Commenter 3 commentaires
Vous avez parfaitement cerné ce qu’est ce jeu: un titre fait par une équipe par encore au point sur tout, notamment sur sa natation, mais cette même équipe apporte l’essentiel: un dépaysement phénoménal, une liberté d’exploration et de découverte inouïe, une ambiance envoûtante… et chaque jour qui passe ils sont à l’œuvre pour améliorer ce titre d’ores et déjà hors du commun.
Pour moi c’est clairement une des claques de cette génération, sans problème.
Pour l’apprécier à sa juste valeur ceci étant il faut quand même y jouer sur PS5 Pro ou un bon Pc, le jeu est incroyablement magnifique dans ce cas et tellement envoûtant.
En effet ce test met bien en valeur le plaisir immense que l’on peut ressentir à parcourir ce monde de Crimson Desert, où l’exploration est irrésistible, où l’on a envie sans cesse d’aller voir un peu plus loin que cette colline, de poursuivre ce chemin un peu plus longtemps, d’être attiré par les nombreux puzzles environnementaux (pas toujours clairement présentés)…
Qu’est-ce que cela fait plaisir de ne pas être uniquement guidé par un pointeur de quête, mais au contraire tout le jeu nous pousse sans arrêt à oublier le pointeur pour nous aventurer sans arrêt dans d’autres directions multiples, et le plus souvent l’exploration est vraiment récompensée…
Sur PC Nvidia (musclé) le jeu est magnifique en 4K Cinematic, RT, RR, HDR, DLSS Qualité 4.0, FG 2x -à environ 100/110 fps depuis la version 1.02 (avec encore quelques problèmes sur les Modèles avec le DLSS)…
Après plus de 140h de jeu, je n’en suis encore qu’à la première région du jeu (!), et je ne ressens aucune pression : le jeu me laisse libre de le découvrir à mon rythme, la difficulté est bien mieux gérée qu’au début (après les patchs) même si Pearl Abyss vient d’annoncer que les futures mises à jour (avril à juin) apporteront aussi des modes de Difficulté réglables (qui permettront d’adapter le jeu aux souhaits/besoins de chacun, nous sommes tous différents)…
Donc vraiment bravo aux développeurs Pearl Abyss pour ce suivi incroyable de leur jeu !
Je ne crois jamais avoir vu des changements aussi rapides, aussi profonds/copieux, autant à l’écoute de la communauté des joueurs dans un jeu, c’est vraiment très impressionnant et donne aussi une très grande confiance en ce développeur à une période où tant de jeux sortent dans des versions cassées -et où les patchs correctifs mettent énormément de temps à sortir (et souvent ne sortent même jamais)…
Certes le jeu à des défauts, en particulier son ergonomie, mais cela s’arrange aussi au fur et à mesure des correctifs, et cela semble aller dans la bonne direction, en tout cas la confiance des joueurs est vraiment là…
Oui, l’histoire n’est pas vraiment incroyable, mais on le pardonne facilement tant cet univers est absolument fabuleux à parcourir, et tant le jeux invite au voyage, à la contemplation, à la découverte…
Et ce monde est rempli d’animaux, de personnages, de paysages, où tout est animé, à une vie, des actions, et même très souvent des interactions avec le joueur (par exemple quand le personnage les bouscule par inadvertance, vraiment très étonnant) : on se sent inclus dans le monde, on en fait partie, on se sent vivant dans un monde rempli lui aussi de vie…
Crimson Desert vient de faire son entrée (fracassante) parmi les plus grands jeux jamais sortis, et c’est vraiment un immense plaisir de jeu qu’il apporte aux joueurs, et vue la taille de l’univers à parcourir c’est certainement un des plus longs plaisirs (durée de jeu) jamais proposé par un jeu !
Combien de centaines d’heures de jeu avant d’en arriver au bout ?
Avec ce que Pearl Abyss vient d’annoncer, on peut penser que cela va être encore plus gigantesque que cela ne l’est déjà aujourd’hui…
Édit 16h30 :
Et encore un nouveau I patch géant version 1.03 publié aujourd’hui !