TEST Forza Horizon 6 : Tokyo, drift et liberté, la claque automobile ultime au cœur du Japon
par Martial DucheminUne virée à 300 km/h dans Tokyo, et difficile de redescendre ensuite. Ne passez pas à côté de ce titre !
Le volant colle aux mains, et c’est tant mieux
Côté gameplay, Forza Horizon 6 ne cherche pas à réinventer une formule déjà bien huilée, mais affine presque chaque détail pour rendre l’expérience encore plus fluide et addictive. Dès les premières minutes, la prise en main reste immédiate. Accélérer, freiner tard, envoyer l’arrière-train dans un virage un peu trop optimiste, tout fonctionne avec cette facilité déconcertante propre à la série. Pourtant, derrière cette accessibilité, les sensations ont été retravaillées. Chaque véhicule possède une vraie identité, et la différence entre une petite japonaise des années 90 et un monstre moderne se ressent instantanément. Nous sentons bien la difference entre les épisodes 4 et 5 (qui se ressemblaient beaucoup concernant la prise en main), et ce sixième opus. Les développeurs ont fait de l’excellent travail sur chaque bolide. Les routes du Japon jouent aussi un rôle énorme dans ce plaisir. Les descentes de cols, les autoroutes urbaines et les petites routes sinueuses donnent au moindre trajet un parfum de course improvisée.
Un gigantesque terrain de jeu automobile où chaque virage donne envie d’en prendre un autre.
La grande force de cet épisode, c’est à quel point la conduite dépasse désormais le simple cadre des compétitions. Les courses officielles sont toujours là, spectaculaires et bien mises en scène, mais le titre pousse sans cesse à prendre une autre route, à quitter l’objectif principal pour explorer. Les nouveaux événements disséminés directement sur la carte, comme les Time Attacks ou les drag races, apparaissent presque naturellement au détour d’un croisement. Il suffit de s’en approcher pour se laisser tenter. Cette approche rend l’ensemble bien plus organique, nous ne suivons plus une suite d’icônes, nous vivons une vraie balade ponctuée d’activités. Même une simple sortie en ville peut finir en duel contre un ghost d’un autre joueur sur un tracé découvert par hasard.
La progression a elle aussi été pensée pour encourager cette liberté. Contrairement aux anciens épisodes, il n’est plus nécessaire de foncer immédiatement vers les événements du festival pour évoluer. Explorer rapporte des crédits, découvrir de nouvelles routes dévoile la carte, détruire les mascottes régionales rapporte de l’argent, et les fameuses voitures « Aftermarket » disséminées sur la carte permettent d’acquérir des modèles déjà modifiés à prix réduit. C’est un ajout particulièrement malin, car il récompense les curieux. Nous avons parfois quitté une session avec une nouvelle voiture simplement parce qu’elle était garée au bord d’une route de montagne et qu’elle nous faisait de l’œil. Ce genre de détail change beaucoup : la progression devient plus naturelle, presque accidentelle, et surtout bien plus agréable.
Enfin, le gameplay gagne une dimension presque contemplative que peu de jeux de course atteignent. Oui, il est possible de viser la performance pure, d’optimiser ses trajectoires, de tuner ses bolides et de grimper dans les rangs du festival. Mais il est tout aussi facile de passer une soirée entière à rouler sans but précis. Tester un drift sur un col enneigé, traverser Tokyo la nuit, chercher un parking caché pour admirer sa voiture sous les néons, ou simplement suivre une route inconnue jusqu’à tomber sur un circuit local perdu dans la campagne... tout cela fait partie de l’expérience. C’est là que Forza Horizon 6 frappe fort, il ne se contente plus d’être un excellent jeu de course, il devient un gigantesque terrain de jeu automobile où chaque virage donne envie d’en prendre un autre.





Commenter 2 commentaires
Vraiment dommage pour l’absence de doublage français (on sait pourquoi) qui va certainement rendre l’expérience plus pénible : impossible pour moi de lire des sous-titres tout en conduisant !
(Généralement quand c’est le cas dans des jeux avec d’importants dialogues, je m’arrête sur le côté le temps de pouvoir lire les s/t pendant la conversation)…
Sinon j'aimerai savoir si on doit juste finir les courses pour les valider comme le 5 ou si on doit finir premier ? Car dans le premier cas, zéro challenge...