TEST Forza Horizon 6 : Tokyo, drift et liberté, la claque automobile ultime au cœur du Japon
par Martial DucheminUne virée à 300 km/h dans Tokyo, et difficile de redescendre ensuite. Ne passez pas à côté de ce titre !
Du contenu à ne plus savoir où garer sa voiture
En matière de contenu, Forza Horizon 6 semble parti pour avaler un temps libre considérable. Le jeu déborde d’activités dans tous les sens. La campagne principale liée au Horizon Festival sert de fil rouge, avec sa progression par bracelets et ses événements qui permettent de gravir les échelons pour devenir une légende locale, mais ce n’est qu’une petite partie de ce que propose cette carte gigantesque. À côté des courses traditionnelles sur route, cross-country ou piste, le titre multiplie les activités annexes directement intégrées au monde : défis de vitesse, zones de drift, drag races, time attacks, objets à collecter, découvertes photographiques et événements cachés, etc. Il suffit de rouler quelques minutes pour tomber sur une nouvelle distraction. Résultat ? Il devient très facile de lancer une session en se disant que nous allons faire « deux courses », puis de réaliser une heure plus tard que nous n’avons même pas touché au mode principal.
Forza Horizon 6 ne propose pas de doublage français.
Vous l’aurez compris, il y a clairement de quoi faire ! Rien que l’exploration de la carte occupe des dizaines d’heures tant le Japon recréé ici semble regorger de routes secondaires, de zones secrètes et de lieux à visiter. Les 662 routes à découvrir, les maisons à acheter, les garages à personnaliser et les centaines de véhicules à collectionner garantissent une progression qui ne se limite jamais à une simple suite de victoires. Nous pouvons très bien consacrer une soirée entière à chercher des mascottes régionales pour gagner des crédits, une autre à photographier des lieux emblématiques pour remplir le Journal, puis encore plusieurs heures à tester différentes voitures sur les routes de montagne. Cette expérience ne force pas à faire tout son contenu, elle donne juste envie de continuer. Et c’est souvent encore plus efficace.
La progression repose aussi sur de nouvelles idées bien pensées. Les mascottes régionales disséminées sur la carte rapportent des crédits, tandis que des voitures préparées apparaissent directement dans le monde, à acheter à prix réduit. C’est malin, car cela permet de renouveler régulièrement notre garage sans forcément passer des heures dans les menus. Les maisons à acheter offrent également un garage entièrement personnalisable, et ce côté presque « collectionneur de voitures avec loft japonais » fonctionne étonnamment bien. Nous avons parfois passé plus de temps à admirer notre garage qu’à participer à une course. Oui, cela semble absurde. Oui, c’est génial. La variété des modes joue énormément dans cette impression de richesse. En plus du solo classique, Forza Horizon 6 propose de nombreux formats qui changent complètement l’approche. Le mode libre reste aussi une attraction à part entière puisque nous pouvons rouler sans objectif, croiser d’autres joueurs, improviser des défis ou simplement organiser un convoi entre amis pour traverser Tokyo de nuit. Cette variété empêche toute lassitude. Même lorsque l’envie de compétition baisse, il reste toujours une activité plus calme, plus créative ou simplement plus absurde pour relancer la machine.
La bande-son, enfin, continue d’être un pilier de la série, et cet épisode semble particulièrement inspiré. Les différentes stations radio couvrent plusieurs genres, du rock énergique à l’électro planante, en passant par des morceaux plus pop ou plus atmosphériques. Mais ce qui fait la différence ici, c’est l’accord parfait entre la musique et le décor. Traverser les rues de Tokyo de nuit avec une piste synthwave en fond sonore, ou grimper un col au lever du soleil avec un morceau plus posé, crée des moments presque cinématographiques. Il y a même du One Piece pour titiller les fans d’anime, c’est parfait avec l’ambiance exhibée à l’image. Le sound design des voitures fait aussi des merveilles : moteurs, pneus, turbo, changements de vitesse, tout participe à cette immersion. Au final, la musique n’accompagne pas simplement les courses, elle renforce cette sensation de road trip permanent. Nous n’écoutons pas seulement une playlist, nous vivons notre propre clip automobile géant.
Un petit regret vient ternir la fête... Mais encore ? Forza Horizon 6 ne propose pas de doublage français. C’est dommage, car la mise en scène et les échanges radio participent beaucoup à l’ambiance du festival, et cette absence casse un peu l’immersion pour celles et ceux qui préfèrent profiter de la route sans devoir lire en permanence. Pendant une course effrénée à travers Tokyo ou sur une route de montagne pleine de virages, suivre des sous-titres tout en gardant les yeux sur la chaussée relève parfois du petit défi supplémentaire non prévu au programme. Et comme si cela ne suffisait pas, il n’est pas possible de combiner les voix japonaises avec des sous-titres français ; pour afficher les textes dans la langue de Molière, il faut obligatoirement conserver le doublage anglais. Un choix assez étrange, qui risque de frustrer les joueurs rêvant d’une immersion plus authentique dans ce Japon numérique.





Commenter 2 commentaires
Vraiment dommage pour l’absence de doublage français (on sait pourquoi) qui va certainement rendre l’expérience plus pénible : impossible pour moi de lire des sous-titres tout en conduisant !
(Généralement quand c’est le cas dans des jeux avec d’importants dialogues, je m’arrête sur le côté le temps de pouvoir lire les s/t pendant la conversation)…
Sinon j'aimerai savoir si on doit juste finir les courses pour les valider comme le 5 ou si on doit finir premier ? Car dans le premier cas, zéro challenge...