TEST Forza Horizon 6 : Tokyo, drift et liberté, la claque automobile ultime au cœur du Japon
par Martial DucheminUne virée à 300 km/h dans Tokyo, et difficile de redescendre ensuite. Ne passez pas à côté de ce titre !
Explorer, collectionner, bricoler : le syndrome du « encore une heure »
L’exploration prend une toute nouvelle dimension dans Forza Horizon 6, au point de devenir presque le cœur de l’expérience. Là où les anciens épisodes invitaient surtout à relier rapidement des activités marquées sur la carte, celui-ci pousse à se perdre volontairement. Chaque route découverte révèle de nouveaux coins, de nouvelles activités et parfois de simples panoramas qui donnent envie de couper la radio quelques secondes. Nous avons passé un temps fou à quitter l’itinéraire principal juste pour voir ce qui se cachait derrière une petite route de campagne, un tunnel oublié ou un chemin de montagne. Et très souvent, cela débouchait sur une surprise, un circuit caché, un spot de drift, des voitures à acheter, un parking gigantesque ou un point de vue sublime sur les Alpes japonaises.
Difficile de résister...
Cette exploration n’est pas seulement contemplative, elle récompense constamment la curiosité. Cette production glisse partout de petites activités qui rendent chaque détour utile. Les mascottes régionales disséminées dans les différentes zones rapportent des crédits, ce qui donne une vraie raison de fouiller les moindres recoins. Les nouvelles épreuves spontanées, comme les Time Attacks ou certaines courses de drag, surgissent directement sur la route sans casser le rythme. Il suffit de s’arrêter quelques secondes pour lancer un défi. Ce sentiment d’aventure est renforcé par le Journal, qui permet de capturer des lieux emblématiques et de garder une trace de notre voyage. Cela peut sembler anecdotique, mais cette simple idée renforce cette sensation de tourisme automobile. Nous n’explorons plus uniquement pour gagner : nous explorons aussi parce que le monde donne sincèrement envie d’être découvert.
Le multijoueur profite énormément de cette philosophie. Le Japon de Forza Horizon 6 semble avoir été pensé pour les virées entre amis. Les grands coins urbains, les stations-service, les routes de montagne étroites ou les circuits locaux perdus dans la campagne deviennent des lieux de rendez-vous naturels. Les rassemblements automobiles prennent tout leur sens dans cette carte, bien plus crédible et vivante que par le passé. Les activités multijoueur s’intègrent aussi plus naturellement grâce aux ghosts des autres joueurs visibles sur certaines épreuves et aux classements qui apparaissent directement sur la route. Même en solo, nous sentons constamment la présence de la communauté. Et dès qu’un ami rejoint la partie, la tentation est immédiate : se lancer dans un convoi improvisé, partir en expédition nocturne dans Tokyo ou transformer un col enneigé en concours de drift totalement chaotique.
En outre, l’évolution des voitures gagne en souplesse et en pertinence. Les crédits s’obtiennent désormais par la course, mais aussi par l’exploration, ce qui rend la progression bien plus naturelle. Nous n’avons pas cette impression de « grind » forcé, une simple balade bien remplie peut déjà financer un nouveau bolide ou plusieurs améliorations. Les véhicules Aftermarket, disséminés sur la carte, permettent d’acheter directement des voitures déjà modifiées avec kits carrosserie et réglages spécifiques, souvent à prix réduit. C’est une excellente idée, car cela nous pousse à tester des modèles que nous n’aurions peut-être jamais choisis. À côté de cela, la personnalisation classique reste très poussée. Améliorations moteur, réglages fins, peinture, vinyles, pièces aérodynamiques, tout est là pour transformer une simple voiture de série en machine parfaitement adaptée à notre style. Et comme chaque nouveau véhicule change réellement les sensations sur les routes japonaises, difficile de résister à l’envie de toujours en essayer une de plus.





Commenter 2 commentaires
Vraiment dommage pour l’absence de doublage français (on sait pourquoi) qui va certainement rendre l’expérience plus pénible : impossible pour moi de lire des sous-titres tout en conduisant !
(Généralement quand c’est le cas dans des jeux avec d’importants dialogues, je m’arrête sur le côté le temps de pouvoir lire les s/t pendant la conversation)…
Sinon j'aimerai savoir si on doit juste finir les courses pour les valider comme le 5 ou si on doit finir premier ? Car dans le premier cas, zéro challenge...