Une odyssée sci-fi où l’émotion se cache derrière chaque tir. Bienvenue dans Pragmata !
Une histoire humaine dans un monde déshumanisé
L’histoire de Pragmata surprend là où nous ne l’attendions pas forcément. Sur le papier, le pitch reste assez classique... Une station lunaire silencieuse, une IA devenue hostile, et un protagoniste perdu dans un environnement qu’il ne comprend plus vraiment. Pourtant, ce cadre sert surtout de toile de fond à une relation bien plus touchante qu’anticipé, celle entre Hugh et Diana. Lui, ingénieur un peu désabusé, elle, androïde, une « Pragmata », à l’apparence d’une enfant découvrant le monde avec une curiosité désarmante. Très vite, le récit trouve son équilibre dans cette dynamique presque paternelle, faite de dialogues sincères, de moments inattendus et d’une évolution progressive des personnages. Diana apprend ce que signifie être « humaine », tandis que Hugh redécouvre peu à peu ce qu’il avait perdu en chemin. Sans révolutionner le genre, l’écriture parvient à créer un attachement réel, porté par des scènes simples mais marquantes, qui donnent au jeu une dimension émotionnelle bien plus forte que prévue. Surtout qu’il y a quelques rebondissements dans l’histoire, bref, de quoi tout de même accroché jusqu’au bout !
Le récit trouve son équilibre dans cette dynamique presque paternelle.
La durée de vie, quant à elle, s’inscrit dans une proposition maîtrisée et plutôt bien calibrée. Comptez environ une quinzaine d’heures pour venir à bout de l’aventure en prenant le temps de fouiller, de revenir sur ses pas et d’explorer les différentes zones avec méthode. Ce rythme repose sur une structure qui encourage les allers-retours, notamment grâce aux nouvelles compétences débloquées au fil de la progression, permettant d’accéder à des zones auparavant inaccessibles. Ce choix de game design renforce la sensation de découverte continue, même dans des environnements déjà visités, et donne une certaine densité à l’ensemble sans jamais tomber dans le remplissage artificiel. Nous avançons à notre rythme, en alternant phases d’action, exploration et amélioration, avec cette impression constante que chaque détour peut réserver une petite surprise.
Enfin, la bande-son et le doublage participent grandement à l’immersion globale. Les compositions musicales accompagnent parfaitement l’ambiance de cet univers, oscillant entre nappes électroniques froides et moments plus intimistes qui viennent souligner la relation entre les deux protagonistes. Mais c’est surtout du côté du doublage que Pragmata marque des points. Les comédiens français livrent une prestation de grande qualité, apportant justesse et crédibilité aux échanges entre Hugh et Diana. Les intonations, les silences, les petites variations dans les dialogues donnent vie aux personnages et renforcent l’attachement que nous développons au fil de l’aventure. Ce soin apporté à la localisation permet de profiter pleinement de l’expérience sans jamais ressentir le besoin de basculer vers une autre langue, preuve d’un travail particulièrement réussi sur ce point.





Commenter 3 commentaires
Me mettre un écran de hack à chaque combat et y faire un "parcours inutile" m'a totalement dégoûter de ce jeu que je surveillais depuis son annonce.
Après le jeu reste magnifique.
J'attendrais qu'il baisse en prix.
D'ailleurs la démo m'a fait penser à Death Stranding.